Croisière avec ma fille Adèle – mai 2017
Selfie avec Adèle devant Fort Boyard

Croisière avec ma fille Adèle – mai 2017

Lors des dernières vacances de juillet 2016, Adèle avait été peinée de « ne pas pouvoir toucher à rien ». C’était clairement de ma faute, entre ses tout petits doigts, et les forces en jeu, j’ai eu peur, et je ne l’ai pas laissée faire grand chose (bon qd même barrer dans le chenal mythique…). Avec ce pont de l’ascension, une occasion se présente: Flo est bloquée par la fête des mères, Cécile par des partiels, Dorine par la préparation du bac de Français. Adèle et moi sommes libres: on va en croisière tous les deux.

Les embouteillages n’auront pas le dessus sur ce séjour, et autant le dire de suite, c’est l’un des meilleurs passés à bord!

Départ de la croisière avec Adèle

Normalement nous aurions du arriver sur D’Jack mercredi dans la nuit. Mais la circulation ne nous permettra d’atteindre notre voilier que le jeudi dans l’après-midi. Le départ aura donc lieu vendredi matin. Cela nous laisse le temps de revoir les nœuds, le fonctionnement du moteur, et surtout de répéter les amarrages, et les largages.

1er jour – de Soubise à La Rochelle

Le premier départ est nickel, cela donne confiance. Adèle prend la barre pendant que je range D’Jack (non mais! c’est qui le capitaine????). La première étape vers La Rochelle est juste magique: un filet d’air nous permet de tenir les 4~5 knts au travers, dans un confort total. Après avoir gagné une régate improvisée, admiré le phare du bout du monde, nous arrivons tôt.

Le phare du bout du monde lors de la croisière avec Adèle

Nous avons le temps de faire le tour vers les fameuses portes, puis de prendre une place. Bien nous en prend: à peine amarrés, débarque une foule de navires. Il y a trois évènements organisés sur l’eau, dont le tour de l’île de Ré. Dans cette joyeuse effervescence, je participe au sauvetage d’une équipière qui tombe entre le ponton et le bateau au moment de descendre. « Mon short c’est pris dans le balcon ». Je trouve qu’elle a de la chance de s’en sortir uniquement mouillée, il y a eu un moment ou j’ai vraiment eu peur pour elle!

Le reste de la soirée est tranquille: vieux port, pizza, grand roue. Retour à bord pour la téléréalité aventurière, dont nous sommes tous les deux fans.

2ème jour – de La Rochelle à St Martin en RéL'incroyable A2V

Le samedi, l’objectif c’est St Martin en Ré, à 20MN seulement. Donc grasse mat, spectacle du port qui se vide de capitaines le couteau entre les dents, près à en découdre. Je fais quelques images de l’A2V, qui m’impressionne beaucoup. Départ sous contrôle et une ballade vers St Martin paisible. Un petit bémol: un collègue s’est échoué sur le plateau du Lavardin. Je ne savais pas trop quoi faire, lorsque qu’un autre plaisancier a lancé l’alerte (sans respecter du tout les procédures, pour autant que je puisse en juger). Faut vraiment que je passe le CRR, je me sens trop impuissant sur ce coup là.

L’arrivée à St Martin, et la prise de place (à couple, une première), sans aucun soucis. Très bonnes relations avec la capitainerie, notamment Valérie, l’éclusière, qui est une vraie magicienne pour placer les bateaux.

St Martin est typique et pittoresque. La soirée nous donne l’occasion de déguster une glace pour moi, et un milk shake (fabriqué à partir de glace!) pour Adèle. Par contre, la fréquentation est énorme. Quelle foule! Dès que l’on sort de l’environnement immédiat du port, on découvre un petit village pittoresque. Je pense qu’il faudra revenir hors saison pour visiter.

Lever de soleil sur St Martin en Ré
3ème jour – de St Martin en Ré à Soubise

Dimanche est notre journée difficile: départ 6h00. Malgré la parole donnée, je suis bien seul au départ, Adèle ne peut se lever. Partir est plus simple que je le pensais et je me retrouve seul, au lever du soleil, grand moment.

L’autre facteur, c’est le temps: des grains font changer les conditions sans préavis. Je m’amuse comme c’est pas possible. Je commence vraiment à m’habituer à D’Jack et ces deux~ trois heures de manœuvres et réglages incessants sont un grand plaisir. Notamment un bord de portant avec plus de 20knts de vent, qui me permet de frôler les 12knts, ce n’est pas un record, mais ca va déjà vite!

Au passage du pont de l’île de Ré, le vent tombe. Je suis obligé de continuer au moteur. Adèle ne se réveille qu’au fort Boyard, alors qu’un petit filet d’air au travers, nous permet d’être dans des conditions optimales pour finir cette croisière.

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Arrivée à Soubise, Pierrot peut nous sortir de l’eau. Devant un public médusé et admiratif, nous faisons la manœuvre en deux deux. Qu’est ce qu’on est bon!

Et voilà, il n’y a plus qu’à rentrer sur Reims, ce qui ne sera pas une sinécure, avec un trafic très important. Couché à 4 heures, cette journée a été vraiment longue!

Trois jours de rêve!

Cet article a 5 commentaires

  1. Tu es aussi bon matin que conteur
    C est un régal que de te lire
    Bravo matelo oups capitaine ´´´´
    Fabrice

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