Croisière estivale – de Ile d’Aix au Sables d’Olonne – juillet 2017
Moi, devant la tour St Nicolas à La Rochelle

Croisière estivale – de Ile d’Aix au Sables d’Olonne – juillet 2017

C’est le deuxième épisode de cette croisière estivale 2017. Le premier est ici.

Un démarrage difficile

Tout a si bien commencé sur cette croisière, ce matin la météo est clémente. Aller, on va tenter une nouveauté: départ à la voile depuis le coffre de l’Ile d’Aix. J’explique le rôle de chacun, mets le moteur en chauffe, en sécu, nous sommes parés! Pas tout à fait, Cécile, chargée de larguer à l’avant veut que l’on regarde ensemble la suite des actions.

Avant de hisser, je le fais « pour de faux » avec elle. C’est là que je me rends compte que ce n’est pas le vent mais le courant qui pousse le plus fort. Et tellement fort qu’une fois le nœud défait, il est impossible de retenir D’Jack, nous sommes largué sans l’avoir vraiment voulu! (et c’est moi qui l’ai fait, je ne peux même pas crier après quelqu’un!)

Changement de plan, départ classique au moteur. Le temps que je revienne depuis l’avant, le moteur se met à tousser. La vanne de gasoil pas ouverte ! Je fonce l’ouvrir, mais le moteur cale. Je relance le  moteur, enfin je tente, la batterie ne veut pas.

Nous sommes à la dérive dans le mouillage!!! Impossible de hisser, nous sommes travers au vent. Je me rue à l’avant, l’idée est de jeter l’ancre. Je commence à le faire (à la main, pas de moteur => pas de guindeau) quand je vois passer l’arrière d’un semi rigide au mouillage. Semi rigide attrapé à la volée, puis son coffre. Là, la main secourable de l’Amirale me tend une aussière, la passe prestement. Nous sommes à nouveau sous contrôle, ouf!!!!!

Il ne reste plus qu’à gérer l’ancre, utiliser la batterie de l’annexe pour démarrer le moteur. La batterie moteur était la dernière fournie avec D’Jack, elle a tenue deux ans (avec cependant une recharge en acide).

Comme quoi, l’excès de confiance est dangereux! Faut vraiment que je me fasse une checklist des choses à faire et à vérifier avant de mettre en route!

Vers La Rochelle

Le phare du bout du monde de La Rochelle lors de la croisière estivale 2017

L’évènement du départ n’a pas de conséquence autre que l’achat d’une batterie, mais la tension du départ fait que nous n’avons pas d’image du trajet vers La Rochelle. La navigation est plaisante, toute sur un seul bord.

Tout du long, l’anémomètre nous fait le coup du « Je marche » / « Je ne marche pas ». En plus de la batterie, je regarderai les connexions du poste de barre à l’arrivée.

En conclusion de cette navigation, nous mitraillons le phare du bout du monde à l’arrivée.

En accostant au ponton d’accueil, je remarque l’attitude « bizarre » de la personne en charge. Je trouve qu’elle a l’air de poser pour des photos. Ben en fait, elle posait! Merci Patrick de m’avoir indiqué l’article.

La Rochelle

La canicule de l’été c’est maintenant. Pendant trois jours, nous nous baladons dans La Rochelle sous un temps magnifique. C’est l’occasion de rencontrer l’Amiral qui suit ce blog. Grand bonjour à toi l’ami! Je suis toujours épaté que des marins bien plus chevronnés que moi s’intéressent à mes aventures. Je regrette de ne pas avoir pris le temps de faire une interview vidéo, car les échanges étaient passionnants.

La Rochelle, c’est l’occasion de racheter une batterie démarrage, et de « nettoyer » les branchements électriques du poste de barre. Je n’arrive pas à comprendre qu’un propriétaire de bateau laisse des dispositifs si sensibles dans de telles conditions: fils en trop, non repérés, connections sommaires. Je reprends tout, rajoute deux câbles d’origine Raymarine, rajoute une boite étanche qui abrite des connections étanches elles aussi. Bizarrement, tout fonctionne nickel depuis! J’aurais dû faire des photos avant/après, mais dans le feu de l’action, j’ai zappé 🙁

Direction les Sables d’Olonne

Carte navigation vers les Sables

Finalement, nous partons vers les Sables d’Olonne. La météo annonce une journée avec une mer formée, et le vent qui « fraîchit », pour atteindre un vingtaine de nœuds. Je suis méfiant suite un échange avec Jacques, mon copain YouTube « Flibustier ». Il est basé à port Bourgenay, connaît très bien le plan d’eau, et semble peu enthousiasme sur une sortie. Cependant, toutes les sources météo sont convergentes, nous devrions avoir une journée qui commence tranquillement, et la vitesse du vent qui augmente sur l’arrivée, au portant/travers.

C’est finalement ce qui se passe. En revoyant la vidéo, cela marchait vraiment bien! Ce bord de travers qui nous a permis de faire le phare des baleines, les Sables quel régal ! Vraiment cette croisière estivale s’engage sous les meilleurs hospices!

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